Turlu-TUTU, look pointu

Montage-Marie-1_2

Et voilà, c’était à prévoir: je me suis encore fait avoir. Mon dernier coaching mode en date a fini en affaire perso. Explication. Il y a quelques jours, ma collègue Blandine  – témoin du mariage d’une  de ses amies – voulait mon avis sur l’épineuse question de l’étole: « étole or not étole? » pour réchauffer une robe bustier avec jupon en tulle.

A mon sens, l’étole est à la robe de mariée ce que le discours du témoin méga bourré est à l’ouverture du dîner de mariage: une très mauvaise idée. Souvent brillante (ou très peu brillante si l’on parle de l’idée), trop longue ou trop courte, monstrueusement damassée, elle a le chic pour déclassifier une robe, même super hot à l’origine.

Donc moi, je me lâche. Je suggère à Blandine le perfecto, pièce clé de l’été pour remplacer l’étole. Noir ou ivoire, avec ou sans manche. C’est la pièce idéale pour donner du swing à la plus romantique des robes de princesse*. Blandine à peine retournée à l’autre extrémité du paysager, voilà que je commence à cogiter. Le tulle + perfecto, c’est super joli, mais pourquoi en ai-je fait l’une de mes grandes fashion-fixettes de ces dernières saisons?

Me voilà donc en mode investigation. La question du jour étant donc de comprendre ce qui rend cette addition aussi éminement désirable à mes yeux. En fait, la réponse est toute simple. Ce mix rockmantique* est une sorte de grand-écart, version placard. Le perfecto plus-que-parfait (roots, confortable, un peu rebel, souple et sexy) comme ce modèle Superdry été 2014 + un tutu (Lucy Paris trouvé chez Miss Cancan) = l’expression de mon envie de jouer tous les rôles à la fois.

Le perfecto + TUTU, c’est FASHION DETOX…

Parce que ces deux pièces clé - presque des must-haves - annoncent d'emblée la couleur: je suis forte comme un biker, mais faudrait pas me brusquer trop tout de même. Comme l'indique le port du jupon. A défaut d'être celui de ma mère...

* A la minute où j’écris cette phrase, je regrette déjà le choix du dernier mot. Mais c’est trop tard. Que les fémininstes pur jus me fouettent 100x.

* A la minute où j’écris cette phrase, je regrette déjà le choix du dernier mot. Mais c’est trop tard. Que les hipsters pur jus me fouettent 100x. N’empêche, il était bien le 3, non?

Marie Honnay

40 ans (et oui), écrit et se passionne pour à peu près tout (à condition que vous lui expliquiez gentiment). Elle aime aussi l’idée de s’alléger en beauté et de se libérer de tout ce qui est formaté.

Comments are closed.