Sunday shopping? Yes!

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Il y a, disons un an ou deux, j’étais la première à monter au créneau lorsqu’il s’agissait de dire tout le bien que je pensais de l’ouverture des boutiques le dimanche. Evidemment que c’était trop bien – comme dans le MARAIS de se reprendre une tranche de magasins le jour du Seigneur. Ne me comprenez pas mal: je n’ai jamais dit qu’il fallait obliger les responsables de boutiques – ou pire encore les vendeuses qui n’ont rien demander  – à bosser le septième jour de la semaine quand les autres se la coulent douce.  Je me disais juste qu’il y avait probablement des étudiants qui ne demandaient pas mieux que de prendre le relais.

Et puis, tout récemment, lors de mon dernier trip à Paris, voilà que j’ai changé d’avis. Shopper le dimanche, ok, mais est-ce que c’est aussi indispensable que ça? On ferait pas autre chose ce jour-là? Pour acheter des fringues, on a déjà 6 jours par semaine, sans compter les nocturnes (quand elles sont couplées à des expos ou des concerts, on adore!), le e-shopping, etc. Ca fait déjà pas mal d’occasions de claquer son pognon. D’autant qu’il y a vraiment plein de trucs à faire le dimanche. Ne me demandez pas pourquoi, mais la première chose qui vient à l’esprit des gens quand on leur parle de sortie dominicale, c’est « promenade en forêt ». Grosse, grosse erreur stratégique. Proposer à une city-maniac de troquer le sunday shopping contre une balade parmi les arbres, c’est comme expliquer à un mec qui veut perdre du poids qu’en remplaçant la bière par du jus de betteraves, ça va être « trop easy ».

Non, l’idée – en tous cas lorsqu’on aime le shopping -, c’est d’opter pour le SHOPPING CULTUREL. Celui qui consiste à faire son choix parmi l’incroyable offre cultu du dimanche: ciné (rien de tel qu’une toile sur le coup de 17 heures avant un couscous géant, histoire de se remettre de ses émotions « grand écran ») et/ou une virée au musée. D’autant que certains lieux d’expo ont le chic pour transformer ce moment en une sorte de néo-séance de shopping. Au Centre Georges Pompidou, on vient carrément de secouer la collection permanente du musée pour proposer au public un nouvel accrochage dément: 1.000 oeuvres sorties du grenier (ou presque). C’est tellement riche qu’on a la tête qui tourne avant d’avoir entamé la troisième salle. Pas grave; on peut papillonner, se concentrer sur ce qu’on aime, revenir une autre fois…

La sunday culture, c’est FASHION DETOX

 »Parce

Nouvel accrochage MODERNITES PLURIELLES (jusqu’au 15 janvier 2015) www.centrepompidou.fr

Marie Honnay

40 ans (et oui), écrit et se passionne pour à peu près tout (à condition que vous lui expliquiez gentiment). Elle aime aussi l’idée de s’alléger en beauté et de se libérer de tout ce qui est formaté.

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