C’est que de la mode

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Cette semaine, c’est MA rentrée. Vendredi, je rempile pour une année en tant que prof de comm’ dans une école de mode liégeoise. Lorsque j’ai accepté ce défi en septembre 2013, je ne savais pas très bien à quoi m’attendre. Moi dans la peau d’un prof, j’étais tentée, oui. Mais un peu sceptique aussi. Les règlements et autres procédures à respecter, c’est pas trop moi. Et puis: est-ce que j’avais vraiment un truc à leur apprendre à ces étudiants?

Au final, je pense que la sauce a pris et qu’au moins, je leur ai transmis ma passion. Mes passions. Pour le vêtement, la communication, l’expression de soi, les outils média ET tout le reste. Parce que, quand on y pense, un créateur de mode est d’abord et surtout un faiseur de bonheur. Et comment donner du bonheur aux autres si rien ne nous donne du bonheur à nous: un voyage, un tableau, un jardin, une sculpture, une chanson, … ?

Au fond, même si on l’aime à la folie, la mode reste la mode: un truc qu’on ne se lasse pas d’aimer, mais qui ne changera pas le monde. Du coup, j’ai un penchant pour les créateurs qui  1) créent dans une idée de simplicité, de confort,  d’easywear comme Isabel Marant ou Louise Deharre. 2) gardent un côté humain, spontané, léger, décomplexé comme Sarah et Carol de Filles a Papa. 3) s’intéressent à mille trucs, voyagent, explorent, innovent comme Dries Van Noten ou Cédric Charlier.

La mode sans prise de tête, c’est LIFE DETOX…

Parce que ça ne nous empêche pas de l'aimer, mais sans la prenbdre trop trop au sérieux pour autant. Il y a tellement d'autres choses passionnantes dans la vie. Tellement.

Robe: Louise Deharre (l’une de mes étudiantes de l’an dernier, aujourd’hui diplomée et lauréate du prix du jury 2014).

Marie Honnay

40 ans (et oui), écrit et se passionne pour à peu près tout (à condition que vous lui expliquiez gentiment). Elle aime aussi l’idée de s’alléger en beauté et de se libérer de tout ce qui est formaté.

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