smoking allowed in this zone (of the museum)

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Cet aprem, j’ai réalisé que pour une blogueuse belge, je n’assurais pas du tout! Ca fait quatre mois que s’est ouverte l’expo Dries van Noten au Musée des Arts Déco à Paris et je n’ai même pas encore pris la peine de vous dire à quel point ce rendez-vous valait le coup. Et si je vous en parle maintenant (ben oui, tout de même), c’est surtout parce que Inspirations est prolongée jusqu’au 2 novembre.

Cette expo,  le créateur belge l’a pensée de manière subtile, forcément. Ce qu’il montre dans les vitrines des Arts déco, ce sont ses sources d’inspiration, mais vues avec distance et en perspective. Une perpective qui permet de prendre pleinement conscience de l’abondance de références qui nourrisent son travail: la musique, le cinéma, l’art ancien et contemporain, la mode, les cultures d’ailleurs…

L’idée qui m’a le plus fappée/touchée/émerveillée, c’est la galerie de baisers. Des baisers en noir en blanc signés Wim Delvoye, Man Ray, Henri Hataway, Robert Doisneau… Des baisers qu’il s’est amusé à marier au smoking., une pièce « entre pureté et passion… » qui traduit parfaitement l’union homme femme». Si j’ai à ce point aimé cette vitrine, c’est que je suis une fan inconditionnelle du smoking.

Celui de Saint Laurent évidemment (vintage ou par Hedi slimane: les deux m’iraient) ou celui que je porte à toutes les sauces depuis le début de l’été. Il est signé Weill, une marque qui, je vous l’accorde, n’est pas à proprement parler HYPE, mais dont le blazer à revers satin est vraiment réussi. Du coup, je le porte avec tout: un jeans, un slim en cuir, un jeans blanc, un short…

Cet hiver, Givenchy a pensé le smoking en version cape: sympa, mais pas assez authentique à mon goût. Le smoking, c’est un truc de garçon que les filles rendent sexy. Pas besoin de le twister en mode chauve-souris. Un smoking, c’est fait pour bouger, mettre les mains en poches, faire la garçonne, mais continuer à penser comme une fille…

Le smoking, Inspirations de Dries Van Noten, c’est DETOX…

Parce que cette pièce culte du dressing fait partie de celle qu'on peut garder toute une vie. Pour assurer, embrasser, se marier. Ben oui, pourquoi pas?

 

Marie Honnay

40 ans (et oui), écrit et se passionne pour à peu près tout (à condition que vous lui expliquiez gentiment). Elle aime aussi l’idée de s’alléger en beauté et de se libérer de tout ce qui est formaté.

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