Au moins, c’est transparent

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L’art contemporain, j’aime plutôt bien. Ca doit être mon côté curieux, mon envie de sentir d’où vient le vent. Mais des fois, je bloque. Comme tout à l’heure, au Wiels à Bruxelles. J’y suis allée pour voir une des expos du festival SUMMER OF PHOTOGRAPHY. Le moins que l’on puisse dire, c’est que j’ai pas tout compris. J’ai rien senti. J’ai pas rigolé, ni vibré. Je ne dis pas que tout était nul. Je serais qui pour dire qu’une oeuvre est nulle ou sans intérêt? C’est juste que « oui, bon, bof »…

Et je vous laisse imaginer ma perplexité face à ce SHOPPING BAG de G. Küng, une oeuvre de 2014. Un sac en plastique transparent sans rien dedans. Sur le moment, j’ai pas tilté. Puis, 5 minutes plus tard, j’ai eu comme un déclic. Cet objet sans âme posé là (on pourrait presque dire sans raison) m’a fait penser à une discussion que j’ai justement eue cette semaine à propos de la transparence dans la mode. A force de parler (c’est d’ailleurs très chic en ce moment) de l’absence d’éthique dans les usines du bout du monde et de nos dressings de moins en moins green, on finit par passer sa vie à pointer les marques du doigt. A les accuser de tout sans jamais nous remettre nous-même en question.

Du coup, au final, on oublie un peu trop vite que ce qu’on décide – ou non – de mettre dans notre shopping bag n’est pas anodin non plus. Si on achetait moins (même un peu), si on recyclait plus, si on prenait davantage soin de nos fringues et si on les lavait juste quand c’est nécessaire, on ferait, sans presque s’en rendre compte, un sacré geste éthique et écologique.

L’art contemporain, c’est Culture/fashion DETOX…

 »Parce

 

Marie Honnay

40 ans (et oui), écrit et se passionne pour à peu près tout (à condition que vous lui expliquiez gentiment). Elle aime aussi l’idée de s’alléger en beauté et de se libérer de tout ce qui est formaté.

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