Rien à kale

Kalettes

J’aime bien le chou. Bon, vous me direz: c’est pas très audacieux comme annonce. Depuis que les obsédées du detox se sont réappropriées ce légume devenu complètement has been pendant une ou deux décennies, il n’y a plus de honte à vénérer le frisé, à kiffer le rouge, à liker le vert et même à voter pour le  chou-fleur dont plus personne ne voulait, il y a encore un an.

Et puis là, dernièrement, j’ai entendu parler d’une variété dont on prétend qu’elle fait fureur outre-atlantique: le Brusseselkale qui, comme son nom l’indique, est une espèce hybride entre le chou de Bruxelles et le kale (the chou référence des détoxifiées américaines). Ne me demandez pas ce que ça goûte. Je ne le saurai probablement jamais. D’abord parce que j’ignore s’il sait nager, le kale (histoire de passer d’un continent à l’autre). Et puis, franchement, vous ne trouvez pas que si on ajoute le brocoli, le blanc, le chinois et le romanesco, on a de quoi faire tout l’hiver?

Le chou sous toutes ses formes, c’est FOOD DETOX…

Parce que c'est un légume qui goûte la terre, le terroir, la vie. Du coup, c'est peut-être pas la peine d'en ajouter une couche avec de nouvelles variétés qu'on écrit obligatoirement avec un © devant. Si?
Marie Honnay

40 ans (et oui), écrit et se passionne pour à peu près tout (à condition que vous lui expliquiez gentiment). Elle aime aussi l’idée de s’alléger en beauté et de se libérer de tout ce qui est formaté.

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