Purée!

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Hier, j’avais invité quelques potes à la maison. Au menu: plein de légumes tout droit sortis de mon panier de saison. Oui, je fais partie de ces nouvelles converties au panier de fruits et de légumes livré « prêt à être cuisiné ». L’occasion de poser un regard émerveillé sur un panais, des betteraves et… des patates. Oui, vous avez bien lu: moi, miss « wok », j’ai cuit des pommes de terre à l’eau que j’ai ensuite servies en… purée. Elle était – manque d’entrainement oblige – un peu liquide (adieu, belle présentation), mais qu’est ce qu’elle était bonne. Tout le monde est même allé de son petit commentaire sur le plaisir de manger des trucs aussi simples. Même si – au risque de me répéter – j’étais vraiment très fière de ma purée de débutante – j’avoue que tout ça m’a tout de même un peu intriguée. Une poignée de garçons épatés par mes patates? Vraiment?

Cet épisode de ma vie… trépidante m’en a rappellé un autre vécu à Paris, il y a 10 jours à peine: mon dîner chez BEAUCOUP, l’une des cantines dont on parle pour l’instant. Ici, pas de déco qui en fait trop, ni d’obscures salades servies dans le noir. Non, chez BEAUCOUP, l’idée, c’est de commander un… poulet rôti pour deux. Je ne sais pas si c’est le côté régressif et sans chichi de la volaille ou le côté convivial d’un truc qu’on partage, mais … le succès est vraiment au rendez-vous. 2014 serait donc l’année d’un retour aux fondamentaux de l’assiette? Peut-être. Mais qu’il s’agisse de poulet ou de purée, la néo-cuisine du terroir est loin d’être un « copié-collé » du passé. Je vous parie un steak tartare que si chez BEAUCOUP, le décor n’était pas franchement beau et les serveurs barbus plutôt canons,  la sauce (enfin, le jus de cuisson) ne prendrait pas vraiment. On parie?

La purée, c’est FOOD DETOX

Parce que... ca nous rappelle forcément les repas chez mamy et toute cette période bénie de notre vie. Mais - soyons clairs - l'assiette terroir est encore plus démente quand elle est twistée version 2014 avec, par exemple, un émietté de poireaux au gingembre (un condiment que mamy ne pratiquait pas forcément couramment) et à l'huile d'olive servi à côté. Une tuerie, mois, je dis!

 

 

Marie Honnay

40 ans (et oui), écrit et se passionne pour à peu près tout (à condition que vous lui expliquiez gentiment). Elle aime aussi l’idée de s’alléger en beauté et de se libérer de tout ce qui est formaté.

1 Comment

  • janvier 20, 2014

    Doeuillet Fred

    Voilà une jolie page !!

    Hier j’ai mijoté un poulet bio au four avec des croquettes et des choux de Bruxelles sauce béchamel ! Ça faisait 10 ans que j’avais plus fait cette sauce, ouf réussie !

    Bizzzz