N’en faire qu’à sa tête… à chapeau

chapeau ariane lespire

Ariane Lespire est la toute première femme que j’ai eu l’occasion d’interviewer. C’était en 2004 (oui, il y a 10 ans… Peut-être un signe?): un portrait mode destiné à l’une des sections du site que je venais de lancer. Un site entièrement dédié aux Liégeoises dont j’avais envie de faire le portrait. Bien avant la folie des blogs et… bien avant que je devienne journaliste mode pour GAEL et Marie Claire.

Je me souviens (elle aussi apparemment) que j’étais toute intimidée. Que je n’en menais pas large. Que j’avais pas vraiment préparé mes questions  (ça, ça m’est resté). Je me rappelle son atelier, les moules à chapeaux en bois, ses études d’architecture qui, de fil en aiguilles – en matière de jeux de mots, je n’ai pas beaucoup progressé, j’avoue ;-) – l’avaient menée à créer des accessoires…

Au fil des années, des interviews et des voyages de presse pour des marques parfois très (trop) formatées, j’avais un peu perdu Ariane de vue. Ariane et son atelier coloré. Aussi coloré que l’est cette grande fille toute simple, maman de trois bambins un peu… dingues. Comme elle finalement.

Par chance, une amie commune m’a récemment remise sur la route  d’Ariane… et de ses chapeaux. Du coup, dernièrement, j’ai eu le plaisir de dîner chez elle: un vraie pique-nique de roi. A l’image de la femme et de son univers haut en humeurs, en fous-rire. Une vraie bouffée d’oxygène. Un souffle de vie. Une parenthèse qui n’avait rien de vraiment fashion. Quoi que

En filant dans son atelier, j’ai tout à coup réalisé que j’avais un peu perdu le fil de l’histoire: bien-sûr que je connaissais ses écharpes graphiques, mais j’avais zappé le fait qu’elles étaient vendues au MOMA de New-York. Ah, ben oui, tout de même!

Evidemment que je me rappelais qu’Ariane officiait dans le bibi de cérémonie. Mais pas vraiment que ces chapeaux coiffaient les têtes des BBB (Beautiful Bourges of Belgium) et que certaines femmes traversaient le pays pour se faire chapeauter par elle, … Bref, autant le dire, j’avais loupé un épisode. Heureusement, en mode, je suis assez rapide pour me remettre à niveau.

J’ai donc plongé dans le stock d’Ariane. J’ai essayé un diadème noir strassé: une tuerie, un petit feutre léopard qui m’a donné un look de malade en trois secondes et une foule d’autres pièces qui ne font pas vraiment parties de ses collections commerciales.

Ariane Lespire, c’est FASHION DETOX

parce-que... cette créatrice est passionnée et pas business du tout. Alors, ces pièces-là (celles que je me suis appropriées avec délice), elle n'en parle pas trop. Comme elle a tort. Parce qu'en marge des bonnets colorés qu'elle vend aux quatre coins du monde, elle a le chic pour façonner des chapeaux made in Liège dans le plus pur esprit artisanat-trendy.

Cet atelier/magasin là est un lieu à part que je vous invite à aller explorer et à dévaliser. Pour les pièces qu’on y vend (forcément), mais aussi pour la femme, son sourire, son sens de l’accueil et tout le reste. N’oubliez pas de faire un bisou à Ariane de ma part. Ariane Lespire, c’est à Liège, tout en haut de la rue Saint-Gilles, 253.

Les chapeaux d’Ariane Lespire

Marie Honnay

40 ans (et oui), écrit et se passionne pour à peu près tout (à condition que vous lui expliquiez gentiment). Elle aime aussi l’idée de s’alléger en beauté et de se libérer de tout ce qui est formaté.

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