Moi, perso…

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Pour l’instant, je fais une grosse grosse fashion-fixette… et je n’en suis pas fière. Pourtant, je prends du recul. Ou du moins, j’essaye. Mais plus j’en prends, plus je réalise que c’est plus qu’une simple fixette. Cette folie-là, elle ne date pas d’hier. Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours adoré afficher des accessoires personnalisés. Le hic, c’est que depuis que Louis Vuitton a popularisé la personnalisation de ses malles en appliquant la technique aux produits grand public, tout le monde y va de son bowling ou de son trolley signé de ses initiales.

Le résultat passe du sublime (sur une fille qui en jette) à du très très moyen sur une bombasse un peu bof. Mais le succès est au rendez-vous. Aujourd’hui, on peut TOUT avoir (ou presque) avec son petit nom dessus: une bague THEA by Emilie Duchene comme les modèles du récent catalogue Victoria’s Secret. Ca s’est fait, j’ai déjà craqué. Mais ouf, j’avais la mienne avant les Angels. L’honneur est sauf. Mon anneau en diam’s avec écrit « Marie » dessus ne me quitte plus.

J’ai aussi eu mes Nike perso que j’avais tellement customisées qu’elles ressemblaient à un camion volé. On aurait dit des chaussures de clown qui se seraient mis au running. L’an dernier, France (distributrice de Lancel à Liège) m’a offert un mini L avec mes initiales gravées à chaud en doré. Il y a aussi ma pochette Goyard que j’aime à la folie. Je l’avais repérée sur un homme au défilé Véronique Leroy à Paris, il y a deux saisons. J’avais tellement craqué que j’avais carrément demandé à son propriétaire si je pouvais glisser mon portable dedans, histoire de vérifier que ça rentrait. Si je m’écoutais, je ferais tout personnaliser, y compris mes t-shirts de chez Maison Labiche …………………………….. …………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………. ……………………………………………………………………………………………….. ……………………………………………………………………………………………  (période de flottement pendant laquelle je suis allée sur le site en question pour commander deux t-shirts brodés à mon prénom: quand je vous disais que j’étais dépendante).

Si j’ai à ce point honte de cette addiction, c’est qu’aujourd’hui, c’est vraiment devenu un truc super people de personnaliser ses sacs, chaussures, vêtements… Regardez les it-girls accrochées à leur Adèle de Fendi. On se croirait  retournées en maternelle époque « boite à tartines signalisée* ». Donc, c’est vrai, je suis la première à admettre que cette tendance à la personnalisation à outrance est… comment dire… too much. Reste qu’elle présente, à mes yeux, un atout majeur, cette tendance. Je m’explique: à condition de craquer pour de beaux produits un chouilla intemporel, ce sont des objets que vous aurez forcément envie de conserver longtemps. Et rien que pour ça, moi, je dis que la personnalisation, ça a du bon.

La personnalisation, c’est FASHION DETOX

Parce-que... Il y a une dimension presque cérémonieuse dans le processus d'achat d'un accessoire qui n'appartient qu'à vous. Le temps passé à le choisir et à y imprimer votre touche a toute son importance. Et quand la signature est discrète, c'est encore mieux. A ce petit jeu-là, l'Adèle de Fendi people-isé n'est peut-être pas la plus grande réussite de l'année. Mais bon, ça, c'est mon avis... PERSO.

* Ben oui, maman n’aurait tout de même pas voulu qu’on se farcisse le boudin de Sebastien au lieu de notre Gouda sur pain complet.

 

Marie Honnay

40 ans (et oui), écrit et se passionne pour à peu près tout (à condition que vous lui expliquiez gentiment). Elle aime aussi l’idée de s’alléger en beauté et de se libérer de tout ce qui est formaté.

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