Mon point G

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Il était liégeois et autodidacte. Il ne s’est jamais laissé enfermer dans un style. Il a réalisé des portraits de gens connus et d’anonymes, des paysages, des flous colorés, des photomontages, des images décalées, des parenthèses enchantées. Vingt ans tout juste après sa mort, Liège rend hommage au photographe Hubert Grooteclaes.

Cette expo, j’avais super envie de la voir. Parce que la photographie, surtout celle qui « montre l’invisible », j’adore ça. J’y suis allée avec des images pleins la tête: quelques flous, des nus, des visages de comédiens… Et puis, j’ai vu…. tout le reste. Son sens du décalage, sa quête du beau (au féminin), la bienveillance de son oeil, un certain romantisme, de l’humour, un regard neuf sur son art…

Et puis, j’ai aussi découvert que Grooteclaes avait démarré sa carrière dans un studio galerie Cathédrale à Liège. C’est marrant: là où j’ai écrit mes premiers articles, il y a une poignée d’années… J’y avais un petit bureau. Du coup, je l’ai trouvé encore plus sympathique, cet artiste. Très élégant dans sa manière de photographier les gens, les femmes, les enfants, les dindons (oui, les dindons)… Un homme bien, quoi.

Explorer le point G, c’est CULTURE DETOX…

Parce que Grooteclaes a exploré tellement de sujets et de techniques que ses images - certaines en tous cas - ne peuvent que vous chatouiller. Allez-y. Vous verrez.

Une expo à voir – ABSOLUMENT – au Grand Curtius de Liège jusqu’au 25 janvier 2015.

Marie Honnay

40 ans (et oui), écrit et se passionne pour à peu près tout (à condition que vous lui expliquiez gentiment). Elle aime aussi l’idée de s’alléger en beauté et de se libérer de tout ce qui est formaté.

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