En vitrine (ou la poésie autrement)

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J’ai une nouvelle fixette: les vitrines qui (me) parlent.  Ou, pour être plus claire, les magasins, restos, bars ou galeries d’art qui affichent des extraits de bouquins, de poèmes, de chansons bien en évidence sur leur façade vitrée. Mon plus récent coup de coeur? Les slogans aux accents écolo des vitrines de la boutique parisienne de Kenzo, place de la Madeleine. Moi qui ne suis pas la plus green des fashionista, j’ai aimé ça. Pourquoi? Parce que c’est graphique, que ça fait évidemment référence au thème de la collection PE 2014 (NO FISH NO NOTHING) et qu’en plus, ça donne envie de ralentir le pas, de se mettre le message dans la tête et, sans même faire d’efforts, de l’y stocker.

Remuer nos consciences, nous faire marrer, poétiser notre quotidien, c’est l’objectif de cette nouvelle tendance de la vitrine à messages. Et moi, ça j’ ♥. La semaine dernière, j’ai craqué pour l’extrait d’une chanson de Bashung inscrit sur celle de la boutique Présidence à Namur: « J’ai dans les bottes des montagnes de questions Où subsiste encore ton écho… » Magique, forcément.  Et complètement transportant. Tout comme les bribes de vers déposées par des gangs de poésie urbaine sur certains coins de vitrine…

Parfois, les textes s’invitent ailleurs. Comme sur les plafonds de certains lieux publics. Celui du Mama Shelter à Paris (by Stark, of course) que j’ai découvert, il y a 5 ans.  C’était la première fois que je voyais un truc aussi inspirant: des textes gribouillés à la craie dans la salle du restaurant. J’ai passé une heure enfoncée dans un gros fauteuil en cuir à mater le plafond. Top. Plus récemment, j’ai vu la même chose à la cantine liégeoise C Si bon, un lieu que je ne peux d’ailleurs que vous recommander pour l’accueil et les salades à tomber!

Les poèmes en vitrine, c’est CULTURE DETOX…

Parce qu'au lieu (ou pendant) qu'on consomme, on se met de belles choses dans le cerveau. Et ça, ça nous change de la pub et des messages marketing qui nous polluent les neurones.
Marie Honnay

40 ans (et oui), écrit et se passionne pour à peu près tout (à condition que vous lui expliquiez gentiment). Elle aime aussi l’idée de s’alléger en beauté et de se libérer de tout ce qui est formaté.

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