Le Grand Palais (sans Karl)

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Souvent, quand les gens me parlent du Grand Palais, c’est pour me demander si j’étais invitée au défilé Chanel. Si, évidemment, le show de Karl est toujours une jolie occasion d’exhiber mon beau carton devant les grilles du fameux palais, la toute première fois que je me dit dit wouah sous la nef, il n’y avait ni tweed, ni camélia, ni rien de tout ça.

Ma première fois, c’était en 2007. C’était aussi la première édition de la biennale MONUMENTA. L’idée derrière cet incroyable rendez-vous est finalement assez simple (bien qu’ultra ambitieuse) puisqu’elle consiste à confier à un seul artiste le soin de s’approprier les 13.500 m2 de cette fameuse nef. Il y a 7 ans, j’y ai découvert la chute d’étoiles d’Anselm Kiefer. Une balade étrange, une expérience assez bouleversifiante.

Oui, c’est ça, la force de MONUMENTA: vous transporter dans un monde parallèle où vous n’êtes pas obligés d’être callés en art contemporain pour ressentir un truc fort. En 2012, par exemple, il fallait juste se laisser envôuter par les 377 disques translucides et colorés de Daniel Buren. Une sorte de valse pop. MAGIQUE!

Cette année, l’exercice est un peu plus périlleux car moins instinctif, plus intellectuel. Encore que… Quand vous entrez dans l’Etrange Cité d’Ilya et Emilia Kabakov, vous tombez sur un gigantesque orgue qui change de couleurs de minute en minute. C’est grandiose, poétique, unique. Ce qui vous attend ensuite est tout aussi riche en sensations. Certaines un peu prises de tête (comme le centre d’énergie cosmique duquel je n’ai rien capté), d’autres juste inspirantes ou ludiques.

Si vous voulez voir ce que ça fait de visiter un musée vide, juste habillé de traits de lumière au son d’une musique de Bach, je vous promets que vous ne regretterez pas le déplacement. Si c’est le cas, le mode d’emploi qui vous aidera peut-être à devenir un ange (gardien ou pas, c’est vous qui voyez!) devrait rattraper le coup. On parie?

MONUMENTA (à voir jusqu’au 22 juin), c’est CULTURE DETOX…

Parce que cette nef incroyable et majestueuse est juste parfaite pour plonger dans l'art contemporain. Sans trop réfléchir, ni se prendre la tête. Juste pour vivre le moment. Et quel moment!

MONTAGE/ IMAFLUX

Marie Honnay

40 ans (et oui), écrit et se passionne pour à peu près tout (à condition que vous lui expliquiez gentiment). Elle aime aussi l’idée de s’alléger en beauté et de se libérer de tout ce qui est formaté.

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