à la belle étoile (ou presque)

Dormir à la belle étoile

Le camping, ça n’a jamais été mon truc. Même plus jeune, même en festival. J’ai toujours aimé mon petit confort.

Mais dormir à la belle étoile, ça m’a toujours fait… rêver*. Oui, mais à la belle étoile façon conte de fée. Ma nouvelle lubie, c’est de passer une nuit dans une bulle transparente face au mont Blanc, en plein hiver*.

En attendant les prochains frimas, et de convaincre l’homme plutôt frileux* à l’idée, j’ai joué les Vendredi du dimanche* dans une cabane japonisante sur pilotis, pardon, dans un dojo d’été, perché sur une île au cœur de la baie de Somme. Oui, je vous raconte la suite de mon week-end jet-lagged.

Ici, jet lag a pris davantage de sens encore que lors de mon aller-retour Paris-Tokyo. Imaginez… un cabanon, avec pour murs de simples cloisons de papier de riz, flanqué d’un sauna au feu de bois, dans un écrin de nature, un soir de pleine lune. Plutôt dépaysant, non?

Alors oui, la nuit, début mai il ne faisait là-bas que quelques petits degrés; oui, les crapauds, chouettes et autres bestioles étaient particulièrement actifs cette nuit-là; mais au final, je me suis réveillée détendue, sereine… et fin prête à retourner à ma vie connectée.

Ce que j’en ai retiré? Que se couper de tout, ça fait un bien fou… surtout à petites doses. Que si j’apprécie autant un bon bol d’air c’est pour mieux retrouver la ville ensuite. Parce qu’au fond de moi, je suis une citadine accomplie et que le crépuscule du soir place Poelaert me procure autant d’émotions que le soleil se couchant sur la baie. Et aussi que muni d’un briquet et de quelques allume-feu (écologiques, naturellement), l’homme sait faire… un feu – ça peut toujours resservir.

Dormir à la belle étoile (ou presque), c’est TRAVEL DETOX

Parce que ça a quelque chose de magique en soi. Et que sortir de ses habitudes et de son petit confort, c’est détox et ça permet aussi de mieux se connaître soi-même. Et que, selon le maître zen Dogen, «se connaître soi-même, c'est s'oublier. S'oublier soi-même, c'est s'ouvrir à toutes choses.»

* ben quoi?

Stéphanie Zawadzki

Stéphanie, 34 ans, journaliste, webmaster et geekette de charme. Une fana de web, de mode et de photographie en pleine phase de tri.

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