L.A. (vraiment) confidential

BL_RESTAURANT

Très récemment, j’ai pu réaliser l’un de mes rêves: une semaine à Los Angeles. Bon, je dois tout de suite préciser – histoire de planter le décor -, que je n’ai pas vu beaucoup de stars (pas du tout, même). Je n’ai pas non plus assisté à des fêtes de malade autour d’une piscine entourée de palmiers. J’ai arpenté le Hall of Fame pendant 5 secondes et demi pour, au final, trouver ça glauque et fuir illico. J’ai trouvé le Hollywood sign rikiki et Rodeo Drive m’a fait penser à une sorte de Disneyland du shopping de luxe. Et pourtant, qu’est ce que j’ai adoré ce trip à LA. Si, si.

Pour des raisons purement logistiques, j’avais choisi un hôtel du centre ville. Pas trop le truc ultra design sur lequel je fantasmais, mais soit! Ce qui me consolait (un peu), c’est que j’avais vaguement capté que downtown n’était peut-être pas la partie la plus glam’ de la ville, mais que ce n’était plus la zone que ça avait été quelques années auparavant. Donc, me voici downtown, à proximité du Walt Disney Concert Hall, c’est-à-dire la salle philharmonique de Los Angeles. Dessinée par le génial Frank Gehry et…. sans oreille de Mickey au sommet. J’ai pu y entrer, le temps d’écouter l’Ouverture Carnaval de Dvorak. Une tuerie!

Très vite, j’ai réalisé que je ne regrettais pas les magasins en carton pâte de Rodeo Drive. D’autant qu’en toute honnêteté, on a les mêmes à la maison. En vraies pierres, nous. Ceci ne veut évidemment pas dire que je n’ai pas fait les boutiques. Bien-sûr que si. Pour ça, j’ai du quitter le centre ville. Direction west-hollywood. J’ai halluciné chez Maxfield, une sorte d’Eclaireur (ma boutique de référence à Paris), version LA. Le boss ne s’est d’ailleurs pas privé de me dire que c’était l’Eclaireur qui l’avait copié et pas l’inverse. ;-)  Sans parler de Church (et son patron incollable sur la mode belge) et de Just One Eye : une sorte de temple de la branchitude arty cachée dans une zone industrielle improbable. Bref, des lieux décalés et audacieux. Très luxe, oui. Mais aussi très exhaltants pour les sens.

Et puis, j’ai tout de même continué à trainer downtown. J’y ai découvert des restos ultra branchés, loin des cantines de stars de Beverly Hills: Bottega Louie, une sorte de trattoria-pâtisserie (ma photo) dans le plus pur style transalpin (trop bien!) et Church & State, une brasserie planquée au milieu d’une rue remplie de lofts. On y mange des plats du terroir et du rouge français dans une atmosphère de ginguette. Dans une poignée d’années, cette rue sera l’un des hot spots de L.A.. On parie?

L.A. Confidential, c’est TRAVEL DETOX

Parce que l'un des plaisirs du voyage, c'est de sortir des sentiers battus. On peut le vivre sac au dos, bien entendu. Mais c'est pas obligé. On peut aussi le faire en esquissant juste un petit pas de côté. Au delà des routes trop bling-isées. Qu'est ce que c'est BON!

 

Marie Honnay

40 ans (et oui), écrit et se passionne pour à peu près tout (à condition que vous lui expliquiez gentiment). Elle aime aussi l’idée de s’alléger en beauté et de se libérer de tout ce qui est formaté.

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