« Mais fiche-leur la paix » (ou comment je l’ai faite avec mes cheveux)

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« Mais fiche-leur la paix »…

C’était il y a quelques mois, à la rédac de GAEL. On était trois collègues à se partager notre coin de paysager. On parlait cheveux. Moi, je disais que j’avais, pour ne pas changer, une tête pas possible. J’avais porté de chouettes extensions pendant plusieurs mois, convaincue que les cheveux longs, c’est « tout de même plus sexy, y a pas photo ». Puis, je les avais enlevées, sûre et certaine que « le naturel, y a que ça de vrai, non mais… » Ma coupe au carré (la même que Cara), je l’ai supportée trois jours max, résignée à l’idée que je ne serais jamais en mesure de me faire un brushing digne de ce nom. Alors, j’ai coupé. Trop court. Forcément, quand on décide, sur un coup de tête (haha, trop drôle) d’en changer (de tête), ben forcément, on déconne. Bref, ils étaient courts et moi, à court d’idées pour enfin les aimer, ces fichus cheveux.

Et là, ma collègue Aurore (merci, maintenant, je comprends pourquoi, cette fille a un prénom tout droit sorti d’un conte de fées) m’a sorti la phrase qui tue. Oui, je devais leur laisser vivre leur vie. Oui, mes cheveux avaient, tout comme moi, droit à leur espace de liberté. Oui, après des années d’escalavage, j’allais enfin leur offrir un peu de vacances. Et qui dit vacances, dit « cheveux en arrière ». Et voilà que je dégage mon front d’un coup de brosse désinvolte.* Et là, surprise: tout le monde applaudit. Y compris ceux (les traîtres) qui, pendant des années, n’ont pas arrêté de me dire que je serais beaucoup mieux « si je les laissais un peu pousser ». Depuis janvier, entre mes cheveux et moi, c’est le grand amour. La preuve: lors de ma dernière visite chez le coiffeur, j’ai zappé la case: « oui, mais ne crois-tu pas que si tu me faisais une petite permanente très light, j’aurais un léger mouvement qui leur donnerait juste ce qu’il faut de volume, mais pas trop ». Cette fois, j’ai juste dit: « coupe » avec la confiance aveugle de celles qui n’ont plus rien à prouver.

Je ne dis pas que le naturel ne demande pas une bonne coupe de base et un tout petit peu de matos. Mais rien qui ne soit à notre portée… Pour cette coupe effortless, j’ai juste: un bon coiffeur sur qui je peux compter: Joel Duchêne, le proprio du salon VIC+OR + un ou deux produits « zéro chichi »: le shampoing BLONDME caramel de Schwarzkopf qui me fait un look « je suis un peu blonde, mais pas vraiment. Enfin, j’hésite encore, …. » +  le fantastique sea salt spray de Kevin Murphy (la nouvelle marque chouchoute des coiffeurs de défilés), un truc de dingue qui fait tenir mes cheveux en arrière, genre « ça colle un peu comme si je venais de prendre un bain de mer »…. Avec le parfum d’iode en prime.

 

Ficher la paix à ses cheveux, c’est BATHROOM DETOX

 »

* de toute façon, je suis incapable d’en faire davantage…

 

Photo: Alexander Van Buxhoeveden, KOLORPROD

Marie Honnay

40 ans (et oui), écrit et se passionne pour à peu près tout (à condition que vous lui expliquiez gentiment). Elle aime aussi l’idée de s’alléger en beauté et de se libérer de tout ce qui est formaté.

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