Elles font ceinture

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Peut-être est-ce l’approche du 8 mars (journée de la femme) qui veut ça….. Noooon, c’est une blague. Je trouve ça plouc, le 8 mars. C’est juste que j’avais envie de rendre un mini hommage à deux femmes. Deux femmes aussi différentes que c’est possible de l’être. Et pourtant carrément DETOX toutes les deux. Deux femmes que je trouve admirables et inspirantes et dont j’ai envie de partager l’histoire (enfin un petit bout) avec vous. D’autant que, ce matin, tout à coup, j’ai réalisé qu’elles avaient un sacré point commun, Rachel et Christine. Un point commun plutôt marrant – et suffisamment intriguant – pour que je vous le raconte.

 Rachel Licata, c’est une trentenaire vraiment… too much. Oui, vraiment. La première fois que je l’ai rencontrée, elle m’avait harcelée de mails pour que je fasse son interview. Je lui avais donné rendez-vous sans trop de conviction à la terrasse d’un café. C’était l’été. Rachel était drôle et spontanée. Et puis, surtout, elle était déterminée. Sous ses (faux) airs de blonde écervelée, elle venait de lancer son business de make-up artist. Et là où pleins de filles se la jouent beauty pro sans l’être, Rachel assure. Je le sais: je suis passée sous ses pinceaux plus d’une fois. Lors de cette première rencontre, elle m’avait parlé d’un déménagement qu’elle devait organiser pour son fiancé transféré à Bruges. Sans plus. Du coup, il m’a fallu des années (et la mort accidentelle du fiancé en question) pour que je réalise que Rachel était l’amoureuse d’un footeux vraiment connu en Belgique. Et oui, c’est là que Rachel se distingue des autres. Car si elle est effectivement plutôt bling, Rachel est une femme moderne qui s’assume, s’amuse, dit ce qu’elle pense (trop parfois) et ne boude pas son plaisir. Une fille qui bosse dur, claque son fric sans culpabiliser et sait renvoyer l’ascenseur quand on lui fait une fleur. Une fille chic qui – c’est son ami et associé Joel Duchêne qui le dit – « se lève le matin, décide d’ouvrir un supermarché et trouve le moyen de le financer avant le soir ». Récemment, ce n’est pas un supermarché qu’elle a inauguré, mais bien une académie de maquillage (son rêve de toujours) que je vous invite à visiter d’urgence. Alors, quand Rachel Licata poste une photo de son nouveau BOY de Chanel ligoté sur le siège avant de sa voiture, on ne l’envie pas. On se réjouit pour elle. C’est comme ça.

 Christine Colon aussi, elle attache autre chose que des gens sur les sièges de sa voiture. Pas des sacs Chanel. Plutôt des sculptures qu’elle livre chez les clients de l’une de ses deux galeries. Oui, deux. Parce que cette galeriste passionnée gère, toute seule, l’éducation de deux grands garçons (dont un, plus fragile, qui a particulièrement besoin de toute son attention), la gestion de ses galeries d’art, la participation à une foule de salons… Tout ça sans oublier d’être une femme amoureuse. Il m’est souvent arrivé d’imaginer Christine toute seule sur les routes, en plein hiver, avec une poignée de sculptures en terre bien accrochées dans sa voiture. Je me dis que sa vie est loin d’être simple tous les jours. Et pourtant, Christine assure. Elle court les foires et les ateliers à la recherche de nouveaux talents à présenter dans ses deux espaces de Waremme et de Liège, emmène ses fils en vacances, soigne son look dans les boutiques chics et chouchoute son appart chaleureux rempli de souvenirs arty. Parfois un peu dans la lune, Christine n’en reste pas moins une femme attentive et pleine d’empathie. Une femme vers laquelle on a envie d’aller, de se confier. Mais une femme d’affaires aussi. Qui sait s’enflammer pour une oeuvre, en parler avec ferveur et aussi… la vendre. Parce que c’est son business et qu’elle ne lâche jamais. Allez la voir dans sa galerie de la rue Saint Remy, ma préférée. L’année dernière, elle l’a rebaptisée pour lui donner son nom. Parce qu’elle lui ressemble et qu’elle y met beaucoup d’elle-même. Et que Christine ne fait pas les choses à moitié, elle non plus.

Ces deux femmes-là sont vraiment DETOX

Parce que elles n'ont de compte à rendre à personne, qu'elles sont féministes sans en avoir l'air et que leur vie est, à plus d'un titre, de nature à nous inspirer. Attachez-vos ceintures: décollage immédiat pour la planète super women.
Marie Honnay

40 ans (et oui), écrit et se passionne pour à peu près tout (à condition que vous lui expliquiez gentiment). Elle aime aussi l’idée de s’alléger en beauté et de se libérer de tout ce qui est formaté.

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