Ceci n’est pas une expo de design…

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Pas dans le sens où on l’entend habituellement tout au moins. Car les pièces exposées au ING Art Center jusqu’au 11 janvier prochain sont choisies et displayed dans un but très précis. Qui n’est pas juste celui de nous montrer de beaux objects. Alors, bien entendu, que j’ai adoré (re)voir l’Overdose Desk de Bram Boo pour Bulo,  la chaise 03 de Marteen Van Severen pour Vitra,  les Torch Bunch de Sylvain Willenz, le K-Bench de Charles Kaisin, la table Gargantua de Dirk Wijnants, la suspension Prism de Nathalie Dewez pour Bislighting….

Mais ce qui m’a vraiment séduite dans cette sélection, c’est le triple éclairage qui met en lumière, pour chaque designer, la pièce qui lui a apporté le plus de visibilité, celle qui lui a fait gagner le plus d’euros et celle qu’il a vendue en masse. Parce qu’en mode ou en design, au final, ce qui compte (et permet à un créateur de continuer à avoir des idées et à les produire), c’est le succès commercial. Rien de plus.

Si, en tant que journaliste et blogueuse, j’éprouve un plaisir fou à présenter des pièces très wouaw, spectaculaires et taillées sur mesure pour la presse, je n’oublie jamais que chaque création est avant tout un moyen de crééer des emplois, de faire vivre des ateliers de prototypage et de production… Alors, oui, cette expo qui tort le cou à l’idée d’un design sublimé, d’une quête du bel objet (et aussi à ce fantasme du « design belge ») a vraiment sa raison d’être. Allez-y. Si vous aimez le design, vous allez l’adorer.

The Power of Objects, c’est CULTURE DETOX…

Parce que cette expo parle de design vrai sans rond de jambe, ni argument pseudo poétique. Et, cerise sur le gâteau, c'est vachement beau.

Photo: 3 pièces par Jean-François d’Or.

Marie Honnay

40 ans (et oui), écrit et se passionne pour à peu près tout (à condition que vous lui expliquiez gentiment). Elle aime aussi l’idée de s’alléger en beauté et de se libérer de tout ce qui est formaté.

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