En vert (et contre lui)?

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C’est fou: il y a des concepts qui, à un moment donné de notre vie de modeuse, nous semblent à ce point ringards, rebutants ou has been, qu’on essaye d’y adhérer, mais en vain. Sauf que, tout de même, après des mois, voire des années de rejet en bloc, on est tentée de retester le truc, histoire de voir si c’est vraiment mort (ou pas).

Prenez le sac à dos, par exemple. S’il y a bien un truc avec lequel j’ai du mal, c’est bien lui. Pourtant, c’est fun, un sac à dos. La preuve: ces dernières saisons, une floppée de créateurs l’ont remis au goût du jour. Moi, cet hiver, dressing QDB oblige, j’ai pioché le mien dans la collection belge Neuville. Nevada – c’est son nom – se décline en 4 coloris. J’ai misé sur le noir (ne prenons pas tous les fashion-risques à la fois).

Mon Nevada est en cuir  de qualité et sort d’un atelier bruxellois dont les débuts remontent aux seventies. Une jolie histoire belge aux accents espagnols qui s’écrit maintenant depuis deux générations. Alors moi, contre toute attente (et même s’il me faudra encore un peu de temps avant d’assumer totalement), je l’ai finalement adopté ce sac à dos. Même que j’y accrocherais bien, juste pour le fun, une queue de raton laveur en fausse fourrure Essentiel. Et c’est tout. Easy, quoi.

Le sac à dos, c’est FASHION DETOX…

Parce que porté en version décalée, avec des pièces un peu chics, il nous donne une dégaine libérée et très fun. Une autre approche du sac de dame qui évite les bags qu'on brandit au bout du bras avec un air de... de...

Sac Neuville, jupe en néoprène Essentiel, blazer Filles a Papa.

Photo: KOLOR PROD.

Marie Honnay

40 ans (et oui), écrit et se passionne pour à peu près tout (à condition que vous lui expliquiez gentiment). Elle aime aussi l’idée de s’alléger en beauté et de se libérer de tout ce qui est formaté.

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